Moisissures et humidité

Services résidentiels

Quoi faire?

Évaluer correctement la situation (se renseigner);

Cela se résume à se renseigner auprès de personnes compétentes. Sachez qu’au Québec et au Canada, il n’y a pas d’organisme qui régit le domaine de la qualité de l’air. Dans ce cas, il est important de s’assurer de s’informer auprès des autorités ou auprès de gens compétents qui ont une spécialisation dans le domaine (microbiologistes, mycologues, chimistes, hygiénistes, etc.). Assurez-vous que ces gens fassent parti d’un ordre, d’un regroupement, qu’ils aient des formations, des accréditations sur les moisissures et sur la qualité de l’air.

Si vous désirez avoir plus de renseignements sur le genre de service offerts par Benjel à ce niveau, consultez la page « notre service ».

Voici certaines options qui s'offrent à vous :

Dépistage

  • Inspection effectuée par un technologue
  • Moisissures dans l'air
  • Visite sur place
  • Mesure des paramètres de l’air
  • Observations sur place en 12 points
  • Recherche de la source d’humidité
  • Analyses de poussières
  • ($) Analyses sur matériaux
  • ($) Analyses de surface
  • Type de rapport : Rapport sommaire
  • Analyses microbiologiques
  • Type d’interprétation : limitée
  • Recommandations génériques
  • Protocole de décontamination
  • Révision de documents

Régulier

  • Inspection effectuée par un professionnel
  • Moisissures dans l'air
  • Visite sur place
  • Mesure des paramètres de l’air
  • Observations sur place détaillé
  • Recherche de la source d’humidité
  • ($) Analyses de poussières
  • ($) Analyses sur matériaux
  • ($) Analyses de surface
  • Type de rapport : Rapport complet
  • Analyses microbiologiques
  • Type d’interprétation : complète
  • Recommandations detaillées
  • Protocole de décontamination
  • ($) Révision de documents

Expertise Légale

  • Inspection effectuée par un expert
  • Moisissures dans l'air
  • Visite sur place
  • Mesure des paramètres de l’air
  • Observations sur place : Investigation complète
  • Recherche de la source d’humidité
  • Analyses de poussières
  • Analyses sur matériaux
  • Analyses de surface
  • Type de rapport : Rapport personnalisée
  • Analyses microbiologiques
  • Type d’interprétation : Complète
  • Recommandations detaillées
  • Protocole de décontamination
  • Révision de documents
Protéger la santé des occupants (installation d’extracteur d’air par exemple);

Protéger votre famille est primordial. Si vous suspectez un problème chez vous, l’installation de purificateurs d’air, d’extracteurs d’air, peut être une façon de vous assurer que l’air de votre habitation demeure relativement sain. Si le problème peut être contenu, scellez l’espace (par exemple un mur ou un espace comme une pièce) afin de limiter les échanges d’air avec le reste de la zone habitable. Dans ce cas-ci, il serait peut-être important de vérifier le degré de contamination de votre habitation en faisant faire des analyses d’air, car ce n’est pas parce qu’il y a un problème apparent qu’il va contaminer l’air. Ce n’est pas non plus parce que le problème ne semble pas important que la contamination ne l’est pas. Mieux vaut se référer à des experts qui pourront vous offrir soutien et conseils.

Corriger en suivant les protocoles reconnus et recommandés;

Généralement, un expert en qualité de l’air vous recommandera des actions qui demandent de suivre certains protocoles stricts pour corriger la situation. C’est le cas du protocole établi par la ville de New-York. Les différentes contaminations visibles sont divisées selon différents degrés comme suit :

  • Niveau I = Petites zones circonscrites (1 m2 ou moins – 10 pieds2)
  • Niveau II = Zones circonscrites moyennes (1 à 10 m2 – 10 à 100 pieds2)
  • Niveau III = Zones circonscrites importantes (supérieur 10 m2 – 100 pieds2)

Ce protocole propose une échelle afin de quantifier l’intensité des travaux qui seront apportés à votre demeure. Il est important de ne pas faire de travaux de reconstruction avant d’avoir vérifié au préalable que la source du problème a complètement été corrigée. Les protocoles, s’ils sont suivis précisément, devraient permettre de retrouver un espace habitable sain.

Contrôler après les travaux de décontamination, avant la reconstruction.

Par la suite, si vous avez fait effectuer des travaux de « décontamination », puisque vous avez établi à l’aide de tests d’air qu’il y avait bel et bien un problème de contamination de nature fongique ou d’humidité dans la maison, vous devriez préférablement refaire des analyses pour « contrôler » le travail qui a été fait, et ainsi vous assurer qu’il ne demeure plus de trace de contamination. Certaines compagnies spécialisées en décontamination vous offriront même une garantie en faisant faire par une compagnie externe des analyses à la fin des travaux pour démontrer qu’elles ont bien effectué le travail.

Attention aux improvisateurs!

Beaucoup d’entreprises vous diront qu’elles peuvent faire le travail de décontamination. Cependant, plusieurs d’entre elles ne sont pas accréditées ou ne connaissent pas bien le domaine des moisissures et les risques associés à ce problème. Assurez-vous toujours que les entreprises ont des certifications spéciales comme l’IICRC (Institute for Inspection, Cleaning and Restoration) ou comme d’autres regroupements importants. Une compagnie qui garantit ses travaux, qui préconise l’installation de filtration HEPA (High-Efficiency Particulate Arresting) pour la filtration des particules fines comme les moisissures et les débris ou même qui favorise l’installation de zones confinées, sera à privilégier.

Les croissances de moisissures à l’intérieur ne sont en aucun cas acceptables si on se réfère aux recommandations faites en 2007 par le ministère de la santé du Canada qui a publié les suivantes :

De contrôler l’humidité dans les résidences et d’y réparer rapidement toutes fuite ou infiltration d’eau afin de prévenir la croissance microbienne ;

De nettoyer en profondeur toute moisissure croissant dans les immeubles résidentiels.




Ces recommandations s’appliquent quelles que soient les espèces fongiques croissant dans les bâtiments1.

Quoi ne pas faire :

  • Ne jamais nettoyer de grandes surfaces de moisissures avec de l’eau de javel, car l’eau de javel est aussi toxique, sinon plus que les moisissures. Si vous désirez le faire, utiliser une part d’eau de javel dans 9 parts d’eau ou utiliser un produit appelé TSP (trisodium phosphate) en vente dans les quincailleries pour enlever les moisissures.

  • Ne pas démolir les murs ou aucune autre structure contaminée si vous n’avez pas instauré au préalable les protections appropriées. De plus, si la contamination est importante, il est préférable de confier la démolition et la décontamination à un expert qui connaît bien le domaine et qui saura conserver l’intégrité du bâtiment sans danger pour ses occupants.

  • Ne pas seulement asperger les lieux avec des fongicides, cela ne réglera pas le problème à sa source, il ne fera que le réduire temporairement. De plus, si vous utilisez le système aux rayons UVs, sachez que les moisissures vont probablement mourir, cependant, même mortes, elles présentent des mycotoxines pouvant avoir un impact sur la santé des occupants, alors vous n’en serez pas complètement débarrassés. Si vous avez des symptômes associés aux moisissures, ils seront toujours présents.

  • Ne pas peinturer sur les moisissures pour les enlever. Cela ne fera que camoufler temporairement le problème qui reviendra puisque la cause n’aura pas été éliminée. Par contre, si vous réglez le problème à sa source et que des nouveaux matériaux ont été installés, il peut être avantageux de les peindre avec de la peinture anti-moisissure, qui sera un peu plus résistante que la peinture conventionnelle.

  • Ne pas faire l’autruche! Si vous décidez de ne pas régler le problème parce que vous croyez qu’il n’est pas important, détrompez-vous ! Les moisissures ne sont qu’un facteur à considérer. Si elles sont présentes, c’est que votre bien immobilier se dégrade, par conséquent, au fil du temps, la dégradation de votre bien immobilier continuera de se faire, engendrant des risques plus élevés pour ses occupants. De plus, un problème qui n’est pas réglé selon les règles de l’art pourrait devenir un vice caché qui se retournera un jour contre vous.


1Gazette du Canada, vol 141, no 13, 2007, p 710-713.